• 16.MINISTERE DE L'EVANGELISTE (1)

    16 – LE MINISTERE DE L’EVANGELISTE

    Première partie

         Dans le Nouveau Testament, nous avons de nombreuses références aux ministères de l’apôtre, du prophète, du docteur et du pasteur (berger), mais très peu sur le ministère de l’évangéliste – voir Ephésiens 4:11.

         Cependant, le peu que nous possédons nous permet de bien comprendre ce ministère indispensable.

     

    QU’EST-CE-QU’UN EVANGELISTE ?

                   Littéralement, le mot signifie « celui qui annonce la bonne nouvelle ».

         Les questions qui s’imposent :

    1. Une bonne nouvelle pour qui ?
    2. Comment doit-elle être communiquée ?

     

              La fin de la sécheresse en Californie est une bonne nouvelle, même si l’on habite en France.

              L’annonce que j’ai moi-même hérité 1.000.000 euros est également une bonne nouvelle.

              Mais, laquelle de ces deux bonnes nouvelles me concerne et provoque en moi une réelle joie ?

              Evidemment, c’est la deuxième.

     

              Une nouvelle qui est bonne ne provoque pas une réaction de grande joie.

              Mais une réelle bonne nouvelle pour l’auditeur provoque cette joie.

     

              L’évangéliste commence non pas avec l’enseignement biblique, mais avec la personne elle-même. Quelle serait une réelle bonne nouvelle pour elle ?

              Philippe a témoigné à l’eunuque à partir de Esaïe 53 non pas parce que c’est un passage magnifique mais parce que c’est ce passage que l’eunuque lisait – Actes 8:32-35

              Paul à Athènes devant les philosophes Grecs n’a pas cité Esaïe 53. Il a commencé en faisant référence aux autels des dieux de la mythologie grecque et des citations des poètes connus – Actes 17:22-31.

              L’Evangile doit avant tout être une bonne nouvelle dans la perception de l’auditeur.

     

    COMMENT COMMUNIQUER LA BONNE NOUVELLE

              Une annonce importante faite avec une sonorisation peu performante ne produira aucune réaction chez les auditeurs autre que la confusion et la perplexité.

             

              âLes publicistes aujourd’hui sont très forts dans le domaine de la communication et à provoquer une réponse favorable

              La seule chose qui compte c’est le répondant à la façon dont le message est communiqué.

     

              âPour avoir la réponse à l’Evangile désirée, l’annonce doit être claire, simple et intéressante pour les intéressés.

              Un bon message mal annoncé ne connaîtra pas de répondant.

              Le ministère de l’évangéliste doit obligatoirement être un bon communicateur.

     

     

    D’OU VIENT LA REUSSITE DE L’EVANGELISTE ?

              1Corinthiens 2:1-5

              Paul dit que la réussite de son évangélisation des Corinthiens dépendait de deux choses :

    1. Une démonstration du Saint-Esprit.
    2. Une démonstration de puissance.

         Ces deux « démonstrations » sont distinctes – Actes 10:38.

     

    DEMONSTRATION DE PUISSANCE

         Jésus et les premiers disciples/évangélistes l’ont vue – Marc 16:20         

         Cette démonstration de puissance est bien réelle, mais elle n’est pas toujours disponible.

         Marc 6:1-6 – même Jésus a connu un moment où la puissance de Dieu ne pouvait se manifester.

     

         Un évangéliste exerçant son ministère dans un « Nazareth », qui représente un lieu d’incrédulité, ne pourra construire la réussite de son message sur la puissance de Dieu.

        

         Heureusement qu’à sa disposition il y a une autre « démonstration ».

     

    DEMONSTRATION DE L’ESPRIT

                   C’est une onction du Saint-Esprit où les paroles prononcées touchent les cœurs.

         La vie de Dieu est dans les paroles – Jérémie 23:29.

         Jésus était différent des scribes par l’autorité spirituelle dans les choses qu’il disait – Matthieu 7:28,29.

     

         Dans la démonstration de l’Esprit les paroles transpercent les doutes et pénètrent jusque dans le cœur pour susciter une réponse favorable, c’est-à-dire, la foi.

     

         Pour découvrir cette démonstration l’évangéliste doit viser le cœur de son auditoire et pas simplement l’intelligence par des explications.

     

         Ses paroles sont spirituelles et trouvent un écho dans le cœur de celui qui a une sensibilité spirituelle.