• 1Corinthiens 11 à 16

     

    Chapitre 11

     

              L'église de Corinthe était, certes, une église vivante et fleurissante. Cependant, il y avait de nombreux problèmes liés directement à l'esprit du monde qui influençait le comportement des chrétiens. L'apôtre Paul inlassablement aborde chacun de ces problèmes.

     

              Dans ce chapitre, il traite deux questions principales :

              – le port du voile par une femme pendant un culte.

              – comment partager le repas du Seigneur entre chrétiens.

     

    UNE FEMME DOIT-ELLE PORTER UN VOILE AU CULTE ?

              A l'époque, OUI. Aujourd'hui, NON.

              Dans le passage des versets 2 à 16 il est indispensable de faire une distinction entre ce qui est culturel et ce qui est spirituel.

     

              Le poids de la culture

              Dans la culture orientale, la femme était inférieure à l'homme. Le port du voile par la femme pour affirmer sa soumission à son mari et sa protection sous son autorité était exigé par la loi juive – Nombres 5:18. Cette pratique était également la coutume parmi les Grecs et les Romains du 1er siècle.

              Seules les prostituées ne portaient pas de voile en public.

              Qu’une femme prie ou prophétise sans la tête couverte l'associait aux prêtresses païennes de l'époque qui prononçaient des oracles la tête découverte et décoiffée. Pour exiger que les femmes portent un voile dans l'église, Paul utilise des termes d'appréciation culturelles et nuancés :

              C'est comme si (v 5), s'il est honteux (v 6), jugez-en vous même (v13), est-il convenable (v13), la nature elle-même (v 14), cette habitude (v 16).

     

              Les principes spirituels affirmés

    1. Dieu a établi une chaîne d'autorité : Dieu - Christ – l’homme - la femme.
    2. Chacun doit honorer celui qui représente une autorité spirituelle pour sa vie (v 4)
    3. La femme a été créée pour être complémentaire à l'homme (v 9)
    4. Un couple chrétien doit être un partenariat d'interdépendance et de soumission à Dieu (v 11,12)

     

              Faire porter un voile aux femmes aujourd’hui en s’appuyant sur ce passage est erreur fondamentale d’interprétation du texte biblique. Il serait bon de ne pas oublier le dicton « un texte pris hors de son contexte devient un prétexte ».

     

    L'HYPOCRISIE DES AGAPES DES CORINTHIENS

              Les AGAPES – littéralement « banquet d'amour » – devaient être l'occasion de partage et de communion entre les chrétiens d'une communauté dans un véritable esprit d'unité et de famille.

              Les riches venaient pour partager leur abondance avec les pauvres qui venaient souvent pour prendre leur seul vrai repas de la semaine.

              Tout le monde se retrouvait autour de la même table, chacun pouvant se réjouir de tout ce qui était proposé.

             

     

              Dans un monde ancien où les classes de la société étaient rigides (homme libre/esclave; l'homme instruit/celui sans éducation; Grecs/barbares; Juifs/païens), l’église était le seul lieu où les murs tombaient. Les chrétiens s'accueillaient mutuellement comme Christ les avait tous accueillis.

     

              Cependant, Paul doit reprendre les Corinthiens sévèrement pour les Agapes qui se pratiquaient dans l'église. Les riches venaient pour se retrouver dans leur clan de privilégiés. Ils mangeaient ce qu'ils avaient apporté et ils buvaient et s'enivraient. Il n'y avait aucun souci des pauvres et aucun partage.

              Une nouvelle fois, la loi de la division pesait sur l'église.

              Parce que cette hypocrisie, que l'apôtre appelle « ne pas discerner le corps du Seigneur » le jugement de Dieu tombait sur les chrétiens : infirmités, maladies, même la mort

    (v 30).

              Le but des Agapes n'est pas principalement se nourrir soi-même, mais partager avec et honorer son frère en Christ (v 33).

     

    LA SAINTE CÈNE

              Comme la première épître aux Corinthiens a été écrite par Paul avant les 4 évangiles, nous avons dans ce passage les premières citations des paroles de Jésus.

              L'enseignement sur la Sainte Cène que Paul nous apporte peut être résumé en plusieurs points :

              1 – Le pain est le corps de Jésus d'une façon purement symbolique, car Jésus était physiquement présent en faisant cette déclaration (v 24)

              2 – La cène est une célébration commémorative de Jésus et son sacrifice à la croix (v24)

              3 – Nous avons une nouvelle alliance avec Dieu. Elle a été établie par le sang de Jésus (v 25)

              4 – La cène doit être célébrée plusieurs fois par les chrétiens (v 26)

              5 – La cène est une proclamation de ce que Jésus a accompli par sa mort (v26)

              6 - La cène anticipe le retour de Jésus (v 26)

              7 - Participer indignement découle de son attitude envers les autres chrétiens de l'assemblée (v 27,29)

              8 – La cène est un moment d'examen de conscience et d'attitude envers les autres chrétiens.

     

              Paul considère que les questions qu'il a traitées sont essentielles pour qu'une assemblée puisse être un lieu où Dieu sera honoré.

              « Les autres choses, il les règlera sur place » (v34)

     

     

    Chapitre 12

     

              Pendant onze chapitres, l'apôtre Paul a exposé le grand problème de l'église de Corinthe...les divisions !

              Il aborde systématiquement les causes des divisions, les domaines dans lesquels elles s'exprimaient et leurs conséquences. Maintenant, l'apôtre nous donne la réponse de Dieu pour l'église... l'unité.

             

              Dans ce chapitre 12, souvent connu comme le chapitre des dons spirituels, nous avons l'unité de l'église présentée sous différents angles :

              1 - L'unité dans la diversité des dons spirituels (v 1-11)

              2 - L'unité dans l'image du corps humain (v 12-26)

              3 - L'unité dans les fonctions et ministères de l'église (v 27-30).

     

    JÉSUS EST SEIGNEUR

              Les deux déclarations choc à l'époque de l'église primitive étaient « Jésus est anathème » et « Jésus est Seigneur ».

              « Jésus est anathème » était proclamé dans quatre situations :

              1- Les Juifs qui, dans la synagogue, maudissaient ceux qu'ils estimaient hérétiques

              2 - Les Juifs sympathisants de Jésus que l'on faisait blasphémer pour pouvoir rester à la synagogue (voir Actes 26:11)

              3 - Les chrétiens qui renonçaient à leur foi dans les persécutions romaines

              4 - Les démoniaques pendant des exorcismes.

     

              La proclamation que «Jésus est Seigneur» était possible uniquement par révélation spirituelle et produisait une attitude de cœur et un comportement d'obéissance, de consécration et d’adoration à Jésus.

     

    PLUSIEURS DONS, UN SEUL ESPRIT

              Le but de l'enseignement sur les dons est avant tout de souligner que toutes les manifestations spirituelles diverses venaient d'un « même esprit ». Cette phrase est répétée 7 fois en 8 versets. L'unité se retrouve non seulement à la source mais également à la destination « l'utilité commune» (v7)

              La liste des dons spirituels est une des listes les plus célèbres dans les écritures de Paul. Ils peuvent être classés en 3 catégories :

     

             ­Les dons de révélation              Parole de sagesse

                            Parole de connaissance

                            Discernement des esprits

             ­Les dons de puissance             La foi

                            Le don des guérisons

                            Le don d’opérer des miracles

             ­Les dons vocaux                      La prophétie

                            La diversité des langues

                            L'interprétation des langues

     

                        Un enseignement approfondi sur chaque don n'est pas possible dans le contexte de ce survol de chapitre. Il suffit d'apporter un simple commentaire sur chacun d’eux

    • Parole de sagesse - comprendre les choses comme Dieu les comprend
    • Parole de connaissance - connaître les choses que Dieu connaît
    • La foi - la conviction des possibilités du Dieu de l'impossible
    • Les guérisons - l'accélération surnaturelle du processus de guérison naturelle
    • Opérer des miracles - l'intervention surnaturelle renversant les lois naturelles
    • La prophétie - parler avec une parole de l'Esprit
    • Le discernement des esprits - voir comme Dieu voit
    • La diversité des langues - parler avec une langue spirituelle
    • L'interprétation des langues - apporter un sens intelligible à un message

    Inintelligible.

    PLUSIEURS MEMBRES, UN SEUL CORPS

              L'image par excellence de l'unité de l'église pour Paul est le corps humain. Un membre n'a une signification que dans l'ensemble du corps et dans son interdépendance avec les autres membres.

              Ce qui se passe à un membre se passe au corps. Nous ne disons pas « mon doigt

    a mal », mais « j'ai mal au doigt ».

              Un chrétien ne peut être un instrument de Christ que s'il est pleinement intégré au corps de Christ.

              Paul soulève certains aspects de cette relation membre/membre et membre/corps.

    1. Un membre ne doit jamais souffrir de complexe d'infériorité en se comparant à un autre membre (v 15-18)
    2. Un membre ne doit jamais se croire auto - suffisant comme s'il n'avait pas besoin des autres membres (v 21)
    3. Chaque membre doit respecter et honorer les autres membres parce que Dieu a placé chacun des membres comme il l'a voulu (v 24)
    4. Honorer les autres membres est la seule protection contre les divisions dans une église (v 25)
    5. Les membres doivent compatir les uns avec les autres - prendre soin (v 25), souffrir avec et se réjouir avec (v 26)

     

    PLUSIEURS MINISTÈRES, UNE SEULE ÉGLISE

              Avant de terminer ce passage, Paul présente l'unité de l'église d'une façon particulière.

              Dans d’autres passages et dans d'autres épîtres Paul nous donne des listes de ce que nous allons trouver dans l'église :

              Les 5 ministères – Ephésiens 4:11

              Les 9 dons spirituels – 1 Corinthiens 12:8-10

              Les 7 dons de fonctionnement – Romains 12:6-8

             

              Ces listes sont complètes et correspondent à des aspects précis de la vie de l'église. Cependant, à la fin de 1Corinthiens 12 l'apôtre prend une sélection de chacune de ces listes et les met par ordre d'importance.

              Le but de les présenter de cette façon est de montrer une église établie, dans la diversité et l'ordre. Le respect de ces deux principes est essentiel pour assurer l'unité de l'église.

              Il reste une chose indispensable à l'unité de l'église... l'amour. C'est le thème du chapitre suivant.

     

    Chapitre 13

     

              Nous avons cheminé chapitre par chapitre, question par question, avec l'apôtre Paul pour arriver à ce qui est certainement le chapitre le mieux connu de toute la Bible. Paul a répondu systématiquement à chaque problème dans l'église de Corinthe, a cherché à révéler les causes profondes et a proposé la réponse de Dieu.

              Les divisions, problème principal de l'église, disparaîtraient s'il y avait véritablement dans le cœur des chrétiens, L'AMOUR. C'est le sujet de ce chapitre.

     

    QUEL GENRE D'AMOUR ?

              Trois mots Grecs du Nouveau Testament traduisent le mot AMOUR :

    « Eros » – L'amour charnel et physique, sexuel.

    « Philo » – L'amour humain, fraternel, l'amitié.

    « Agape » – L'amour de Dieu qui ne dépend pas de l'autre. Il peut s'exprimer malgré l'autre.

    C'est l'amour qui donne avec joie sans attendre en retour.

              Dans 1Corinthiens 13 il s’agit de l'amour AGAPE – L'amour de Dieu répandu dans la coeur d'un chrétien par le Saint-Esprit – Romains 5:5.

     

    LA PRIORITÉ DES PRIORITÉS – v 1-3

              Paul place l'amour au-dessus de :

    • La liberté des dons spirituels. La liste des dons de 1Corinthiens 12 est répétée en partie : langues, prophétie, connaissance, sagesse, foi.
    • L'action sociale qui peut être motivée par autre chose que l'amour d'autrui.
    • Le sacrifice de soi - Paul fait probablement allusion à un célèbre monument à Athènes appelé « la tombe de l'indien ». Là, un hindou s'était immolé publiquement à côté d'une plaque sur laquelle il avait fait inscrire « ici un homme s'est rendu immortel ». Il parle de celui qui cherche à se sacrifier pour montrer sa grande spiritualité.

     

    LES 15 CARACTÈRISTIQUES DE L'AMOUR – v 4-7

     

    1. L'AMOUR EST PATIENT

        Il est lent à la colère, ne cherche pas à se venger, il peut faire jouer le temps, laissant      

    Dieu agir.

    1. L'AMOUR EST PLEIN DE BONTE

        Une douceur d'esprit envers tout le monde. Il ne connaît pas de réaction de condamnation, de critique de jugement.

    1. L'AMOUR N'EST POINT ENVIEUX

        Il n'est pas en compétition avec l'autre. Il ne souhaite pas sa place, ni son succès.

    1. L'AMOUR NE SE VANTE POINT

        Il ne s'impose pas. Il est humble, effacé, cherchant l'édification de l'autre plutôt que sa propre mise en valeur.

    1. L'AMOUR NE S'ENFLE POINT D'ORGUEIL

        Il ne veut pas de monument à sa gloire. Il n'exploite pas les autres pour montrer son importance.

    1. L'AMOUR NE FAIT RIEN DE MALHONNËTE

        Le mot devrait être traduit « déshonorant ». L’amour respecte et honore les autres. Il se comporte avec grâce.

     

    1. L'AMOUR NE CHERCHE PAS SON INTERËT

        Il cherche l'intérêt de l'autre et pas son intérêt personnel. Faire valoir ses droits et privilèges détruit l'amour.

    1. L'AMOUR NE S'IRRITE POINT

        Il maîtrise ses réactions. Il n'est pas susceptible, facilement vexé et offensé. Il ne garde aucune animosité.

    1. L'AMOUR NE SOUPCONNE POINT LE MAL

        Il ne comptabilise pas le mal que d'autres lui ont fait. Il oublie les tords des autres et ne revient pas dessus.

    10.L'AMOUR NE SE REJOUIT POINT DE L'INJUSTICE

        Il ne veut du mal à personne. Il ne colporte pas le mal.

    11.L'AMOUR SE REJOUIT DE LA VERITE

        Il cherche ce qui est vrai chez l'autre, pas les impressions.

    12.L'AMOUR EXCUSE TOUT

        Il surmonte les déceptions et cherche à reconstruire.

    13.L'AMOUR CROIT TOUT

        Il croit à la bonne foi de l'autre et à son potentiel.

    14.L'AMOUR ESPERE TOUT

        Il attend une bonne évolution et ouvre une porte à l'autre.

    15.L'AMOUR SUPPORTE TOUT

        Il ne subit pas passivement, mais fait face avec courage pour transformer une situation avec joie et louange.

     

              TOUTES CES QUALITES D'AMOUR NOUS LES RETROUVONS DANS LA PERSONNE DE JESUS.

     

    LES CONTRASTES – v 8-13

    1. L'amour est permanent - les dons sont passagers.
    2. L'amour est parfait - nous vivons dans ce qui est partiel.
    3. L'enfant doit devenir adulte - dans son parler, sa pensée et ses raisonnements.
    4. Aujourd'hui, je vois et je connais d'une façon obscure - mais viendra le jour où tout sera clair.
    5. Trois choses ne disparaîtront pas et sont indissociables :

    La foi, l'espérance et l'amour - la forme grecque du verbe traduit « demeurer » est au singulier. L'amour est suprême, il sera le moyen d'évaluer la maturité spirituelle d'un chrétien - qui a « fait disparaître »  ce qui était de l'enfant (v 11).

     

              Paul présente l'amour comme la seule véritable réponse aux divisions provoquées par les chrétiens qui étaient toujours au stade d'enfant (1 Corinthiens 3:1).

     

    Chapitre 14

     

              Au chapitre 12, Paul nous donne une liste de dons spirituels qu'il souligne «  viennent d'un seul et même Esprit » (v11) et qui avaient comme objectif « l’utilité commune » (v 7). Les dons devaient fonctionner dans l'église comme source d'édification et d'unité pour l'église.        Cependant, dans l'église de Corinthe, ces mêmes dons étaient source de conflit et de désordre.

              L'apôtre Paul apporte au chapitre 14 un enseignement pratique sur l'utilisation dans l'église de trois dons en particulier : le don de prophétie, le don de parler en langues, le don d'interpréter les messages en langues.

     

    DEUX UTILISATIONS DIFFÉRENTES DU PARLER EN LANGUES

              Il est indispensable de comprendre la différence entre l'utilisation du don de parler en langue dans sa relation avec Dieu et le don de parler en langue comme moyen d’interpellation par le Saint-Esprit dans une réunion d'église.

              Quand le parler en langues est pour exprimer son cœur à Dieu, aucune interprétation des langues n'est nécessaire.

              Quelques exemples :

    • Actes 2:1-8 - ce que le peuple a compris n'était pas une interprétation des langues, mais une traduction surnaturelle pour chacun dans sa langue maternelle. C'est la seule fois que ce miracle s'est produit dans la Bible.
    • Actes 10:46 - Quand Corneille et sa maison ont commencé à parler en langues, Pierre n'a pas exigé une interprétation parce que dans ce cas c'était l'homme, par l'Esprit, qui glorifiait Dieu et non Dieu, par l'Esprit, qui interpellait l'homme.
    • Actes 19:6 - Lorsque Paul a baptisé 12 hommes à Ephèse, le Saint-Esprit est venu sur eux et ils ont commencé à parler en langues. Paul n'a pas demandé l'interprétation des langues parce que c'était l'expression de louange et de prière à Dieu qui ne nécessite pas d'interprétation. A Ephèse, il y a également eu la manifestation du don de prophétie. Cependant, un message en langue dans une réunion d'église est ponctuel et doit être suivi d'une interprétation.

     

    QU'EST-CE QUE LE PARLER EN LANGUE ?

              Dans ce chapitre 14, Paul donne quelques explications sur le don de parler en langue et comment l'utiliser :

    1. Avec ce don reçu du Saint-Esprit le chrétien parle des mystères à Dieu (v2)
    2. Celui qui parle en langue et celui qui entend parler en langue ne comprennent pas ce qui est dit (v 2)
    3. Parler en langue apporte une édification spirituelle à celui qui le fait (v4)
    4. Paul désirait que tout chrétien parle en langue (v5)
    5. Un message en langue dans une réunion destinée aux chrétiens doit obligatoirement être suivi d'une interprétation, afin d'édifier l'église (v5)
    6. Prier et chanter en langue c'est prier et chanter dans l'esprit (v15)
    7. Paul a beaucoup parlé en langue dans sa vie de prière (v18)
    8. Le don de parler en langue n'a aucune utilité dans le ministère d'instruction des chrétiens (v 19)
    9. Le parler en langue choque l'inconverti (v 22,23)
    10. Quand il y a un message en langue pour l'église, il doit être apporté avec ordre (v 27)
    11. Il ne faut surtout pas décourager le chrétien de parler en langue (v 39)

    LA PROPHÉTIE

              Le Saint-Esprit donne ponctuellement le don de prophétie à une personne pour édifier l'église. Il ne faut pas confondre l'expression d'un don de prophétie et le ministère de prophète, dans l'ancien testament et le nouveau.

     

    L'enseignement de Paul peut être résumé en quelques points :

    1. Il faut surtout aspirer à prophétiser (v 1)
    2. L'objectif d'une prophétie est édifier, exhorter, consoler (v 3) Il n'a pas le rôle de prédire l'avenir, donner une direction précise de la part de Dieu, ni condamner un auditeur.
    3. Le don de prophétie est à la portée de tout le monde (v 5)
    4. Le don de prophétie a un rôle important à jouer dans l'édification de l'église (v 12)
    5. La prophétie aura un impact sur les chrétiens (v 22). Cependant, si elle contient une dimension de révélation, elle peut puissamment interpeller un inconverti (v 24)
    6. Les prophéties doivent être jugées par les responsables de l'église. Celui qui prophétise reste responsable pour ce qu'il a exprimé (v 29). Il ne peut pas dire qu'il n’y est pour rien dans cette prophétie (v 32)
    7. Prophétiser doit se faire avec ordre pour que l'église reçoive l'instruction et l'exhortation (v 31)
    8. Ceux qui prophétisent doivent être soumis aux ministères (v 37)

     

    LES CULTES DANS L'ÉGLISE PRIMITIVE

              Les débordements qu'a connus l'église de Corinthe ont été au niveau de la forme et de la pratique. Dans ce qu'enseigne Paul nous avons un remarquable aperçu de la puissance spirituelle d'un culte du 1er siècle.

              L'accent n'était pas sur une liturgie formaliste, mais sur une expérience spontanée de la manifestation du Saint-Esprit et la participation de beaucoup dans la réunion.

              V 26 nous dit qu'une réunion était une mosaïque de cantiques, d'instruction, de révélation, de messages en langues et d'interprétation.

              Il y avait des expressions d'actions de grâces et d'« Amen » qui les accueillaient (v 16).

              Des inconvertis, sous la conviction du Saint-Esprit, tombaient sur leur face au moment des prophéties (v 24,25)

              Il y avait également l'enseignement de la doctrine et l'instruction chrétienne avec des paroles intelligentes et structurées (v 6,19)

              Les instruments de musique étaient très présents dans la louange (v 7,8)

              Les réunions étaient une mobilisation au combat spirituel (v 8)

     

    ET LES FEMMES PENDANT LE CULTE (v 34,35)

              Paul n'interdit pas à la femme d'intervenir pendant un culte. Au contraire, dans 1Corinthiens 11:5 il dit bien qu’elle peut prophétiser et prier. Les consignes à la fin du chapitre 14 concernent les discussions dans les rangs par rapport à ce qui se passait pendant le culte, « interroger le mari » (v 35), était pratique courante parce que la femme n'avait pas accès à l'éducation comme l'homme pouvait l'avoir à l'époque. Aujourd'hui, pour l'unité du couple cela reste un très bon conseil.

     

    POUR RÉSUMER L'ATTITUDE DE PAUL Á PROPOS DES DONS

              Aspirez, exprimez, faites dans l'ordre, soyez soumis.

     

    Chapitre 15 – Première partie

     

              L'église de Corinthe était une église tiraillée par des clans formés en fonction d'origines religieuses, ethniques et culturelles. Ces mêmes conflits internes se manifestaient au niveau doctrinal et en particulier autour de la question de la résurrection des morts.

              Les juifs sous l'influence de Sadducéens ne croyaient ni à l'immortalité de l'âme ni à la résurrection du corps. Cependant, les Grecs étaient convaincus qu'après la mort l'âme continuait à exister mais perdait son individualité et retournait aux dieux. La religion et la philosophie grecque ne pouvaient pas concevoir une résurrection physique étant donné que le corps était perçu comme source de tout mal.

              Dans cet avant dernier chapitre, Paul veut apporter l'enseignement chrétien reçu par révélation (v 51) pour établir une base doctrinale pour tout chrétien quelles que soient ses origines.

     

    Ce long exposé peut être découpé en plusieurs parties :

    1. L'annonce de l'Evangile (v 1-11)
    2. La place centrale de la résurrection de Christ (v 12-19)
    3. La résurrection des morts, dans quel contexte aura t-elle lieu ? (v 20-28)
    4. Quelles conséquences de la résurrection des morts ? (v 29-34)
    5. Quelle forme le corps ressuscité prendra t-il ? (v 35-50)
    6. Que se passera-t-il au moment de la résurrection des morts ? (v 51)

     

    L'ANNONCE DE L'ÉVANGILE (v 1-11)

              Dans ce préambule de la discussion sur la question de la résurrection des morts, Paul fait quelques résumés très intéressants.

    1. Le message de l'Evangile : Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures ; il a

    été enseveli et il est ressuscité le 3ème jour. Le message prêché par les apôtres (et tout chrétien) est basé sur ces trois faits annoncés par les prophètes (Ps 16:10; Esaïe 53:10-12)

     

    1. La responsabilité de l'homme face à l'Evangile : l'homme doit l'annoncer, il doit le

    recevoir, il doit persévérer dedans ; il doit le retenir dans sa pureté si l'homme veut être sauvé par le moyen de ce message.

     

    1. Les apparitions de Christ ressuscité : cette liste n'est pas complète mais elle est

    significative. A noter celle à Céphas (Pierre) pour le rétablir après son reniement ; celle à plus de 500 frères à la fois (où étaient-ils le jour de la Pentecôte où seulement 120 étaient rassemblés ?), celle à Jacques, frère de Jésus qui était hostile au ministère de Jésus avant la résurrection (Jean 7:5) et celle de Paul lui-même, présentée au même titre que les autres apparitions.

            

              La profonde humilité de Paul est exprimée avec des mots très forts qu’il utilise pour lui-même (avorton, monstruosité). Cette humilité lui permet de reconnaître honnêtement le travail qu'il a accompli. L'apôtre de la Grâce nous dit que le message qu'il prêche est tout simplement l'expression de ce que Dieu a fait pour lui «Par la Grâce de Dieu je suis ce que je suis» (v 10)

     

    LA PLACE CENTRALE DE LA RÉSURRECTION DE CHRIST  v12-19

              L'argumentation de Paul est très précise et très convaincante pour la logique grecque. Six fois il utilise «Si».

     

    • S'il n'y a point de résurrection des morts... v13
    • Si Christ n'est pas ressuscité... v14
    • Si les morts ne ressuscitent point... v15,16
    • Si Christ n'est pas ressuscité... v17
    • Si c'est dans cette vie seulement... v19

     

    Les conséquences si Christ n'était pas ressuscité :

    • La prédication de l'Evangile est vaine
    • La foi du chrétien est vaine
    • Les apôtres sont de faux témoins. Ils sont porteurs d'un mensonge.
    • Les chrétiens sont toujours sous la puissance du péché.
    • Les chrétiens sont les plus malheureux de tous les hommes.

     

    LE CONTEXTE DE LA RÉSURRECTION DES MORTS v 20-28

              La résurrection des morts ne peut être comprise que dans la lutte cosmique entre Dieu et le diable pour le contrôle de la création dans lequel l'homme est une pièce maîtresse.

              Les ennemis de Dieu se sont emparés de la création. Jésus a été envoyé pour détruire les oeuvres du diable (1 Jean 3:8) et ramener cette création rebelle à se soumettre à son autorité et finalement, à l'autorité de Dieu.

              La stratégie est simple : régler le problème à sa source. Comme toute la création et l'humanité en Adam s'est soumise à l'autorité du diable par le péché, Jésus est venu annuler l'effet du péché par sa mort à la croix. Sa résurrection est la victoire sur la puissance de la mort, moyen par lequel «toute domination, toute autorité et toute puissance» (v 24) exerçant son pouvoir sur la création sont détruites.

              Jésus est «les prémices de ceux qui sont morts». «Les prémices» sont le signe d'une moisson qui arrive prochainement. Une fois que les prémices étaient offertes à Dieu, les agriculteurs pouvaient commencer à vendre le blé au public. La résurrection de Jésus amorce la résurrection de tous ceux qui lui appartiennent (v 23).

              Cette résurrection viendra à « la fin » (v 24), à l'avènement de Christ qui établira son royaume sur toute la création.

              Aujourd'hui, nous sommes dans la période entre la résurrection de Jésus et la résurrection des morts, entre les prémices et la moisson de la fin des temps. Ce n'est qu'une parenthèse dans toute l'éternité.

              Dans cette période, Jésus règne et met ses ennemis sous ses pieds (v 25).

    (Voir Ps 110:1 - Le verset de l'ancien testament le plus souvent cité dans le nouveau)

              Le chrétien se retrouve en plein milieu de ce combat spirituel car les pieds sous lesquels l'autorité du diable sera écrasée sont aussi les nôtres (Romains 16:20)

              La résurrection des morts sera le signe de la victoire totale du Christ et la fin du combat. LA GLOIRE QUI SUIVRA SERA ETERNELLE.

     

    Chapitre 15 – deuxième partie

     

              Dans la première partie de ce chapitre (v 1-28), Paul a abordé les questions de l'annonce de l'Evangile, la place centrale de la résurrection de Christ dans le message de l ‘Evangile et le contexte de la résurrection des morts.

              Son objectif est toujours le même depuis le début de l'épître : dénoncer les divisions dans l'église de Corinthe et poser les bases pour l'unité des chrétiens, membres de cette communauté, confrontés à différentes positions doctrinales sur la question de la résurrection des morts. Paul enseigne la doctrine chrétienne, qui découle du message de l'Evangile.

     

    QUELQUES CONSÉQUENCES DE LA RÉSURRECTION DES MORTS  v 29-34

    1. Le baptême pour les morts

              La question de ceux qui se faisaient baptiser pour les morts peut-être comprise dans le cadre des conversions à Christ qui se préparaient au baptême. Si on venait à mourir avant de prendre son baptême il semble qu'il y avait une pratique dans l'église primitive : quelqu'un se faisait baptiser à sa place. Cette pratique n'a pas continué dans l'église du 1er siècle. Cependant, il est étonnant que Paul, qui s'était battu pour la cause du salut par grâce et non par des œuvres, ne dénonce pas cette pratique.

     

    1. Accepter de souffrir pour la cause de l'Evangile

              Si les morts ne ressuscitent pas, accepter de souffrir pour sa foi n'a aucun sens. La résurrection entraînera de lourdes conséquences pour ceux qui ne sont pas restés fidèles à l'Evangile.

     

    1. La mentalité : «demain nous mourrons»

              Pas de résurrection des morts entraîne une mentalité «mangeons, buvons, (réjouissons-nous) car demain, nous mourrons » (Esaïe 22:13). Paul faisait probablement allusion aux Athéniens qui, pendant une période où la peste faisait des ravages, se livraient à toutes sortes d'excès et de pratiques immorales, convaincus que chaque jour était leur dernier. L'apôtre fait une pose dans son exposé pour exhorter les Corinthiens qui si facilement vivaient dans l'immoralité. Ce qu'il leur dit concernant les fréquentations des chrétiens est vrai aujourd'hui. « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs ».

     

    QUELLE FORME POUR LE CORPS RÉSSUSCITE ? v 35-49     

              Un des arguments de ceux qui s'opposaient à la résurrection des morts était l'idée impensable de porter pendant toute l'éternité le corps physique dans son état faible, malade, handicapé tel qu'il a été sur terre ;

              Paul utilise de très belles images pour expliquer des principes de base :

    1. La graine - elle tombe dans la terre et meurt. Elle en ressort avec une forme très

    différente.

    1. Dieu donne à chaque élément de la création un corps qui lui est propre. Pour être un

    oiseau, il reçoit un corps d'oiseau. Les différents corps reflètent la diversité de Dieu. Dieu donne le corps qui convient. Le corps ressuscité conviendra donc à la vie éternelle.

    1. La résurrection du corps est le passage de l'état naturel à un état spirituel. Paul

    affirme que le corps spirituel ressuscité sera incorruptible, glorieux, plein de force, fait à l'image du ciel (v 43,49). C'est une très bonne nouvelle pour ceux qui combattent des problèmes de santé !

     

    1. « Il ressuscite corps spirituel » (v 44). Le combat entre les désirs de la chair et les désirs

    du Saint-Esprit est une réalité pour tout chrétien sur terre (Galates 5:17). Au ciel, ce conflit n'existera plus parce que le corps ressuscité sera un instrument parfait pour le Saint-Esprit. Au moins, au ciel, les Corinthiens ne seront plus charnels !

    1. Un principe biblique qui a des conséquences importantes pour toute la vie chrétienne

    se trouve au verset 46 «le premier c'est ce qui est naturel, ce qui est spirituel vient ensuite». Dans le plan de Dieu, il y a toujours équilibre entre le naturel et le spirituel. La vie chrétienne n'est pas mystique. La foi est vécue au quotidien en faisant face aux responsabilités de la vie. Souvent, les vérités spirituelles peuvent être comprises en examinant la vérité naturelle correspondante. Exemple : la naissance et la nouvelle naissance.

     

    QUE SE PASSERA -T-IL AU MOMENT DE LA RÉSURRECTION DES MORTS v 50-57

              Dans notre état actuel, nous ne pouvons hériter le royaume de Dieu. Paul dit que la résurrection des morts règle le problème de notre corruptibilité et notre mortalité.

              Un jour de changement arrive. Le changement aura lieu « en un instant, en un clin d'œil ». Le changement sera accompagné musicalement par une trompette.

              A cet instant la victoire de Jésus sur la mort et le péché sera complète. Les deux cesseront d'exister.

              Tout homme qui appartient à Christ prendra sa place dans la ville sainte descendue du ciel où Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus ; il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur car les premières choses ont disparu » – Apocalypse 21:4

              Paul était convaincu que cet évènement était imminent. C'est le soupir de tout chrétien né d'en haut « Maranatha, viens Seigneur Jésus » – Apocalypse 22:20.

     

    RETOUR AU PRÉSENT v 58

              Paul, le docteur et prophète, redevient pasteur. Il ne peut laisser les Corinthiens dans la gloire de l'avenir parce qu'au présent ils sont instables, charnels, facilement détournés des chemins de Dieu.

              Il leur donne une raison de mettre de l'ordre dans leur vie et dans l'église « si toute cette gloire vous attend soyez ferme, travaillez de mieux en mieux. La victoire que Dieu a prévue est au bout ».

              Ce dernier verset est une puissante parole d'encouragement pour tout chrétien. Tout le travail que nous faisons pour le Seigneur ne sera pas en vain.

    (Hébreux 6:9-12).

     

    Chapitre 16

              Après l'exposé théologique et la révélation de l'au-delà au chapitre 15, Paul, comme il peut si bien le faire, revient brutalement sur terre dans ce dernier chapitre pour aborder des questions d'administration de l'église et ses projets personnels.

              La vie chrétienne n'est pas mystique. La gloire du ciel a des conséquences terrestres. Cet équilibre, l'apôtre Paul l'incarne parfaitement.

              Même dans ces derniers points avant de conclure sa lettre, Paul n'oublie pas le problème fondamental de l'église de Corinthe... les divisions.

     

    LA COLLECTE DANS L'ÉGLISE v 1-4

              Paul demande qu'une collecte soit reçue en faveur des pauvres à Jérusalem. Ceci est important pour l'apôtre, il en parle à plusieurs reprises dans d'autres écrits.

    (Romains 15:2; 2Corinthiens 8 et 9; Galates 2:10 ainsi que dans Actes 24:17)

              La solidarité avec les pauvres existait au niveau de la synagogue. Un juif à l'étranger partageait sa prospérité en envoyant une partie à Jérusalem pour aider les pauvres. Paul demande que les chrétiens soient au moins aussi généreux que les juifs par rapport aux défavorisés.

    UNE EXPRESSION D'UNITÉ

              Le mot traduit «libéralité» que Paul utilise est curieusement le mot grec « Charis » - un don fait entièrement librement. La leçon qu'il donne aux Corinthiens est que ceux qui se croyaient très « charismatiques », ayant reçu librement les dons du Saint-Esprit, avaient aussi besoin d'être très « charismatique » dans les dons financiers qu'ils apporteraient aux collectes.

              Paul utilise cette collecte pour unir les Corinthiens dans une action de solidarité extérieure à eux-mêmes. S'ils avaient du mal à être unis entre eux, ils pouvaient au moins être unis dans une responsabilité à aider d'autres frères et sœurs dans le besoin.

     

    COMMENT DONNER FINANCIÈREMENT A L'OEUVRE DE DIEU ?

    1. Avec obéissance v 1 agissez ... comme je l'ai ordonné
    2. Individuellement v 2 que chacun de vous
    3. Systématiquement v 2 le premier jour de la semaine
    4. En se préparant v 2 mettre à part chez soi
    5. Proportionnellement v 2 ce qu'il pourra selon sa prospérité

     

              Paul, pour préserver son intégrité et se garder contre toute accusation de détournement de ces fonds, ne ramènera pas cet argent seul à Jérusalem et ne choisira pas ceux qui l'accompagneront.

              C'est une approche indispensable pour tout ce qui est gestion de l'argent donné pour l’œuvre de Dieu.

     

    LES VOYAGES ET LES VOYAGEURS

              Les projets de voyage de Paul restent très fluides en fonction de ce que Dieu fait. Il décide de rester à Ephèse encore un temps parce « qu'une grande porte et un accès efficace me sont ouverts » v 9.

              Les grandes portes ouvertes attirent souvent les adversaires « nombreux ».

             

              Paul demande aux Corinthiens de respecter Timothée non pas pour ce qu'il est (jeune, timide) mais pour l’œuvre du Seigneur « qu'il accomplie ».

              Dieu honore, non pas en fonction d'un titre, d'un âge ou d'un passé, mais en fonction du travail qui est fait.

              Apollos est d'une grande lucidité. Un des clans de l'église de Corinthe se réclamait de lui contre son gré (1Corinthiens 1:12; 3:4).

              Apollos refuse d'être une source de division parmi les chrétiens. Il refuse dans ces conditions de se rendre à Corinthe (v 12). Que tout chrétien suive son exemple en ne se mettant jamais avec ceux qui causent des divisions dans l'église.

     

    UN BON SOLDAT

             Au verset 13, Paul lance 5 impératives comme un général parlerait à ses sous-officiers : :

    1. Veillez - comme une sentinelle
    2. Demeurez ferme - quand la foi subit une attaque
    3. Soyez des hommes se montrant courageux dans le combat
    4. Fortifiez-vous - pour vaincre l'ennemi
    5. Faîtes tout avec amour - notre tenue vestimentaire est l'amour (Colossiens3:14).

     

    SACHEZ APPECIER DE TELS HOMMES v 15-17

              Paul demande aux chrétiens d'apprécier et de respecter tous ceux qui consacrent leur vie à l’œuvre de Dieu (Stéphanas, Fortunatus, Achaïus).

     

    LES DERNIÈRES SALUTATIONS  v 19-24

              Aquilas et Priscille - responsables d'une église de maison à Ephèse.

              Paul est généreux avec ses salutations malgré les reproches qu'il avait dû faire aux Corinthiens. Il leur réaffirme son amour (v 24).

              Le saint baiser - coutume fraternelle de l'époque qui avait certainement été abandonnée dans l'église, vu les tensions. Paul leur demande de nouveau de se donner le saint baiser en se retrouvant.

     

              Un saint baiser – signe de l’unité des chrétiens et la fin des divisions dans l’église de Corinthe.

     

              Avec ce saint baiser, Paul termine cette lettre extraordinaire          .