• Les deux fils

    Les paraboles de Jésus

    LES DEUX FILS

     



    Texte : Matthieu 21:28-32

    En lisant les Evangiles, nous découvrons que Jésus lance constamment des appels. A de nombreuses personnes, il leur a tout simplement dit « suis-moi »
    Matthieu 8:22 ; 9:9 , 19;21 ; Jean 1:43 ; 21:22.

    Dans cette parabole il ne s’agit pas d’étrangers appelés à suivre Jésus, mais à des fils appelés à obéir au père qui les envoie travailler dans la vigne.
    Cette parabole s’adresse directement aux chrétiens pour sonder leurs réactions en vue de l’accomplissement de la volonté de Dieu.

    LA VIGNE
    C’est le lieu de travail et c’est dans cette vigne où il y aura des fruits. Dieu cherche l’efficacité. Il veut une récolte car il est glorifié par des fruits – Jean 15:1-8.
    La vigne est travaillée dans un seul but – la production de fruits.
    Entre l’être et le faire, il y a une différence. Dieu ne nous demande pas de faire de l’activisme, mais il ne veut pas non plus que son peuple fasse de la décoration. Pour le Royaume de Dieu la productivité est importante
    1 Corinthiens 4:20 ; Jacques 2:17,18
    Le père a une vigne qu’il veut travailler et voir fructifier. La réponse de ses deux fils sera déterminante.

    LE PREMIER FILS
    Le père demande avec tendresse, mais le fils refuse. Son premier réflexe est de dire NON.
    Pourquoi peut-on réagir négativement dans un premier temps ?
    1. La crainte – Jonas a refusé de répondre à l’appel de Dieu par crainte
    Jonas 1:1-3
    2. La rébellion – c’est le refus d’obéir à une autorité légitime – le cœur est rebelle
    Jérémie 5:23
    Cependant après réflexion, ce premier fils s’est remis en question. Il s’est repenti. La repentance est un changement de cap, un virage à 180°. C’est l’attitude que Dieu cherche – Ezechiel 18:30-32 – Actes 17:30.
    Ce premier fils qui a un tempérament difficile et réactif s’est remis en question.
    La repentance est indispensable pour faire la volonté de Dieu. Jean-Baptiste, Jésus et les apôtres l’ont prêchée – Luc 5:32 ; Actes 3:19,20 ; Actes 26:19-20.
    Par cette repentance, même les prostituées peuvent entrer dans le Royaume de Dieu
    Matthieu 21: 31,32.

    LE SECOND FILS
    Il n’est pas comme son frère, il veut faire plaisir à son père. Il dit « je veux bien Seigneur » … « oui, papa, j’vais ». Mais il n’a pas de parole. Il est mou. Il est de ceux dont Jésus parle en Matthieu 7:21.
    Les bonnes intentions et les belles paroles ne suffisent pas à Dieu. C’est l’obéissance qui compte – 1Jean 2:3-5.
    C’est comme le fumeur qui déclare à tous qu’il arrête de fumer et une heure plus tard, fouille dans la poubelle pour retrouver son paquet de cigarettes.


    Le contraste entre les deux fils est clair.
    Le premier fils représente les publicains, prostitués et gens de mauvaise vie. Par leur style de vie ils disent NON à Dieu, mais par honnêteté de cœur ils changent d’avis et se repentent. C’est eux qui entrent dans le Royaume de Dieu.
    Le second fils représente les pharisiens et les religieux. Ils ont un beau parler, mais ils font le contraire. Jésus avait souvent dénoncé cette hypocrisie religieuse Matthieu 23:1-3

    Par cette parabole, Jésus félicite ceux qui ont suivi Jean-Baptiste et qui ont répondu à sa prédication de repentance, mais ces mêmes religieux qui se sont opposés à Jean-Baptiste et à son message au Jourdain sont dévoilés – Matthieu 3:1-8
    La parabole des deux fils pourrait être résumée dans la déclaration de Jean-Baptise aux pharisiens – « Produisez- donc du fruit digne de la repentance »
    Matthieu 3:8

    LE TROISIEME FILS
    Mais où est-il ? C’est celui qui raconte l’histoire. Le troisième fils est Jésus lui-même. Il n’est ni comme le premier, ni comme le second.
    Il dit OUI au Père et il fait selon son engagement.
    Dans le jardin de Gethsémané le Père lui dit « mon enfant va travailler aujourd’hui dans ma vigne ». Jésus a dit OUI et le lendemain il a accepté de mourir sur une croix – Matthieu 26:42

    Quand le Père nous demande d’aller travailler dans sa vigne que notre
    OUI soit OUI. – 2 Corinthiens 1:17,18