• Parabole - LES MORTS QUI ENTERRENT LES MORTS

    La Réunion -  Etude biblique - Espace Foi Sans Frontières Ouest - 
    Nous avons la promesse de la vie éternelle, et nous avons parfois du mal à imaginer la gloire qui nous attend pour l’éternité ...Encore une belle soirée ce jeudi dans l’ouest autour d’une nouvelle parabole expliquée par le Pasteur Vincent devant un magnifique auditoire captivé. 

    LES MORTS QUI ENTERRENT LES MORTS   : Matthieu 8 :21,22

    « Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir leurs morts. »

     

    La mort est très présente dans les Évangiles.

    Il y a évidemment la mort de Jésus lui-même, et les prédictions de sa mort.

    Il y a également la mort de Jean-Baptiste, la mort de Lazare et celle de l’homme riche mais aussi la mort de ceux que Jésus a ressuscités : l’autre Lazare, son ami, la fille de Jaïrus et le fils de la veuve de Naïn.

     

    La mort fait partie de l’expérience de vie et donc, ce n’est pas une surprise que la mort figure dans les paraboles de Jésus.

    Nous pouvons identifier 3 paraboles qu’on peut appeler, un peu sombrement, les paraboles de la mort, dont celle-ci.

     

    Dans la conversation avec ce disciple, Jésus paraît sévère avec lui.

    En première lecture, on a l’impression que Jésus lui conseille de ne pas assister aux obsèques de son père qui vient de décéder.

    Si c’était vraiment le cas, Jésus serait entrain de dire au disciple de ne pas respecter le 5ème commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. »

     

    L’INTERPRETATION POPULAIRE

     

    Alors, comment comprendre cette phrase ?

    La plupart des commentateurs ne cherche pas à approfondir et donne à la phrase de Jésus « Laisse les morts ensevelir leurs morts », le sens de deux morts distinctes : la mort spirituelle et la mort physique.

    Pour ces commentateurs, Jésus dit à ce disciple « Laisse les gens spirituellement morts s’occuper des gens physiquement morts. Toi, tu as d’autres priorités. Viens et suis-moi ! »

     

    C’est une application possible et dans ce cas, cette phrase est une parabole parce une personne enfermée dans son indifférence aux choses spirituelles est comparée à un mort. Ici, Jésus semble faire allusion à la mort spirituelle de la même façon que les anges qui ont dit aux femmes venues à la tombe de Jésus le matin de sa résurrection :

    « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? » Luc 24 :5

    Ces deux phrases sont des exemples de la différence entre l’interprétation d’un texte, son vrai sens voulu par Jésus et les applications possibles, c’est-à-dire, d’autres lectures possibles d’une parabole.

     

     

    L’INTERPRÉTATION JUSTE

     

    Mais « ceux qui sont morts spirituellement » ne correspond pas à l’interprétation juste de cette phrase de Jésus : « Laisse les morts ensevelir leurs morts. »

     

    Que demandait le disciple qui voulait d’abord enterrer son père ? 

    Plusieurs possibilités existent :

    Est-ce que son père venait de mourir ?

    Ou est-ce qu’il était malade, âgé et proche de la mort ?

    Ou est-ce que le père du disciple était en encore pleine forme et ce dernier voulait attendre sa mort pour toucher son héritage et ensuite suivre Jésus ?

    Aucune de ces explications n’est la bonne réponse.

     

    Pour comprendre ce qui se passe dans cet échange, il faut comprendre les coutumes funéraires chez les Juifs de l’époque. Selon les traditions juives, une personne décédée   devait être enterrée le jour même et son corps placé dans une caverne creusée dans un rocher, comme ce sera le cas du corps de Jésus déposé dans la tombe de Joseph d’Arimathée.

     

    C’est dans cette caverne que le corps devait se décomposer. Les membres de la famille s’enfermaient chez eux pour une période de pleurs et de deuil intense de 7 jours. Ensuite, commençait une période de 30 jours où le deuil était moins intense. Mais à la fin de ces deux phases, le processus du deuil n’était pas terminé.

     

    La dernière phase du deuil ne venait qu’un an après, quand le corps était complètement décomposé. On devait aller récupérer les ossements du défunt et les placer dans un ossuaire familial avec les ossements de ses pères ;   cette phase du deuil était appelée « le second enterrement ». Selon les sources rabbiniques, la période de la décomposition du corps était perçue comme une sorte de purgatoire où la personne décédée était purifiée des péchés qu’elle avait commis pendant son vivant. L’ossuaire représentait les pères, maintenant purifiés.

     Parabole - LES MORTS QUI ENTERRENT LES MORTS

    Donc, ce que ce disciple demandait à Jésus n’était pas d’enterrer son père qui venait de décéder, mais d’attendre un an, en restant dans sa famille, pour le second enterrement.

    Jésus n’a tout simplement pas accepté que son disciple soit soumis aux traditions des Juifs et à leurs faux enseignements. En disant à son disciple « Laisse les morts enterrer leurs morts » Jésus ironise : « Que les pères de ton père dans l’ossuaire enterrent le corps de ton père qui repose dans la caverne. ».

    Jésus rejette la pratique du second enterrement et la signification spirituelle que les juifs attachaient à cette phase du deuil.

     

    Jésus n’a pas accepté que son disciple se soumette à ces traditions qui l’auraient obligé à attendre un an avant de suivre Jésus et de prêcher l’Évangile.

     

    LES CROYANCES CONCERNANT LA MORT

     

    En ce qui concerne la mort, il y a beaucoup de croyances religieuses auxquelles les croyants sont attachés mais qui sont erronées.

    J’ai parlé avec un vieux monsieur, catholique très pratiquant, et il me racontait sa vie de prière. Tous les jours il priait pour ses parents décédés depuis longtemps et il adressait des prières à sa femme décédée depuis quelques années.

    Prier pour les morts et prier les morts ne sont pas des pratiques cautionnées par la Bible et n’ont pas de place dans la vie de prière d’un disciple de Jésus.

     

    Dans toutes les cultures et dans toutes les religions, les croyances et pratiques autour de la mort sont très fortes.

    En arrivant en région parisienne nous avons loué un appartement au 14ème étage avec vue sur le cimetière. C’était un quartier plutôt calme. Mais le jour de la Toussaint il y avait une invasion de centaines de personnes qui laissaient derrière elles un immense tapis de fleurs. Quand j’ai exprimé mon étonnement à quelqu’un, on m’a répondu : « En France on aime davantage les gens quand ils sont morts que de leur vivant ! Quand ils sont partis, ils ne peuvent plus nous disputer ! »

     

    Laisser des fleurs sur la tombe d’un bien-aimé, ce n’est pas un problème, c’est honorer son souvenir.

    Mais pour le chrétien, il y a des croyances et pratiques inacceptables : prier pour les morts, prier les morts, invoquer les morts, Halloween, la fête des morts.

    Sur l’île de La Réunion, le mois de novembre fait peur. On l’appelle le mois des morts.

    On dit qu’en novembre, les âmes des morts sortent et se manifestent et à cause de la présence de toutes ces âmes dans l’air, toutes sortes de phénomènes paranormaux se produisent.

    Les accidents de la route et les agressions qui arrivent durant ce mois, c’est « parce qu’on est en novembre ».

    J’ai même entendu un pasteur réunionnais dire que le diable attaque plus en novembre qu’à d’autres moments de l’année. Comment croire cela ?!   On a affaire à une forme de superstition chrétienne !

     

    Revenons à la réponse de Jésus à son disciple.

     

    QUAND FAUT-IL SUIVRE JÉSUS ?

     

    Ce disciple demande à repousser de 12 mois son engagement. Jésus lui dit NON !

    Le disciple voulait reporter, temporiser. Il voulait choisir son moment. Il voulait imposer sa volonté tout en donnant l’impression qu’il ne faisait que son devoir de fils. Mais Jésus a dit NON !

     

    A Zachée, Jésus a dit : « c’est aujourd’hui ».

    Au brigand repenti sur la croix, Jésus a dit : « aujourd’hui tu seras avec moi »

    Paul confirme : « c’est maintenant » le jour du salut !

    Jésus dit à son disciple « Laisse les morts ensevelir leurs morts et, toi, viens maintenant, suis mois. »

    Ce n’est pas quand on sera à la retraite qu’on suivra Jésus, ce n’est pas quand les enfants seront   grands. Ce n’est pas quand ma santé s’améliora, ce n’est pas quand tout sera parfait dans ma vie.

    Ce n’est pas l’année prochaine, ou après les vacances, ou après les fêtes, ou le mois prochain, ou la semaine prochaine, ou demain. C’est maintenant, aujourd’hui, avec tes circonstances actuelles, qu’il faut suivre Jésus.

     

    Dans la version de Luc, Jésus dit : « Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu ». Luc 9 :60

    C’est aujourd’hui que cet Evangile doit être annoncé. Jésus nous veut motivés, mobilisés ! Notre approche pour suivre Jésus ne doit pas ressembler à ces coureurs du Tour de France, qui, le dernier jour en début d’étape à l’approche de Paris, se baladent avec un verre de champagne à la main, mais plutôt comme ces mêmes coureurs, arrivés au dernier tour sur les Champs Elysées. Tout le monde donne le meilleur de lui-même.  Il y a l’étape reine à gagner !

     

    En tant que chrétiens bibliques, ne subissons pas les coutumes et les traditions de nos sociétés concernant la mort. Nous suivons Jésus qui est le chemin, la vérité et la vie !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « PATRICIA Bapteme »

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