• Parabole : les petits chiens

    Ile de la Réunion - Espace Foi Sans Frontières - Les soirées du jeudi dans l'ouest - Une nouvelle parabole décryptée par le pasteur Vincent Esterman
    LES PETITS CHIENS - Marc 7 :26-29.
    Dans une précédente parabole, celle des « Brebis perdues de la maison d’Israël » nous avons vu que dans un premier temps, Jésus était convaincu que sa mission était exclusivement destinée aux Juifs.
     
    C’est pourquoi, lorsque cette femme non juive, fait sa demande pour sa fille, Jésus ne se sent pas concerné.
     
    Jésus la classe au rang des petits chiens.
     
    LA BONNE ATTITUDE
     
    Comparer les non Juifs à des petits chiens, c’est quand même assez vexant pour la dame.
    Le terme « chien » pour les juifs, comme pour les grecs, était très méprisant.
    Mais Jésus adoucit la phrase en parlant de « petits chiens » : un qualificatif qui porte une certaine affection.
     
    Plutôt que de mal prendre le rejet exprimé par Jésus, elle positive.
     
    Un chien a de grandes qualités. On dit qu’il est le meilleur ami de l’homme.
     
    Il est fidèle et affectueux. Et contrairement aux chats, le chien aime vivre en compagnie.
    La particularité des petits chiens, c’est qu’ils vivent tout le temps à l’intérieur de la maison, ce qui renforce, au dire des psychologues canins, un statut d’appartenance à la famille presqu’au même titre que les enfants.
     
    Un vendredi soir, j’arrivais en TGV en Gare de Lyon à Paris. Tout le monde descendait du train et avançait vers la sortie où attendait les proches venus pour les récupérer. J’ai remarqué un homme qui était attendu par sa femme et son chien. Quand il les a rejoints, c’est le chien qui a eu la caresse avant le bisou pour sa femme !
     
    Quand la femme entend Jésus l’appeler « petit chien », elle est contente.
    Elle fait partie de la famille !
    Elle aussi va recevoir à manger, une fois que les enfants auront fini leur repas.
     
    La miséricorde de Dieu est accordée à une personne qui n’a pas une opinion trop haute d’elle-même.
    1Pierre 5 :6
    « Humiliez-vous donc, sous la puissante main de Dieu afin qu’il vous élève au temps convenable. »
     
    Tu te connais... Comment aurais-tu réagi si Jésus t’avait parlé comme ça ?
     
    Quelque part, au fond de l’homme, il y a le désir d’être important, d’être mis en valeur.
    Je le vois se manifester de temps en temps...dans l’église aussi !
     
    Il y a quelques années, le Président de Région de l’île de La Réunion, a invité tous les pasteurs protestants au restaurant. Il nous a fait un court speech, et nous avons bien mangé. A la fin du déjeuner, c’était impressionnant de voir le nombre de pasteurs qui voulaient se faire prendre en photo en train de serrer la main du très médiatisé président. On aurait dit des enfants à Noël dans un centre commercial sur les genoux du Père Noël !
     
    Je me souviens d’un prédicateur qui avait un « tic » dans ses prédications : il citait les noms de célèbres prédicateurs et il rajoutait chaque fois : « c’est un ami personnel » !
     
    Et, bien sûr, il y la personne qui se vexe quand on l’oublie dans une liste de remerciements...
     
    SE COMPARER ? OUI, MAIS A QUEL ANIMAL ?
     
    La femme accepte d’être comparée à un petit chien.
     
    Quand on se présente devant Dieu, en quel animal se voit-on ?
    Un lion…je rugis, je n’ai peur de rien, j’ai la foi, je suis le roi de la jungle. Je suis un conquérant.
    Un aigle…je vole très haut, je suis transporté en plein ciel. Je suis au-dessus de tout.
    Un éléphant…je suis très fort, rien ne peut m’arrêter. Je vais où je veux, je fais ce que je veux.
    Une gazelle… je suis agile et je cours vite. La sécheresse ne me fait pas peur.
    Un canari…je chante bien. Tout le monde aime m’entendre chanter.
    Un dauphin…je suis intelligent. Je suis le plus intelligent des animaux.
     
    La femme a accepté de n’être, devant Jésus, qu’un « petit chien ».
     
    Elle ne se voyait pas à table avec Jésus mais « sous la table » comme le font les chiens espérant recevoir un os de poulet de l’assiette du maître.
    Les chiens n’ont pas de honte. Ils acceptent leur place. Et ils en sont reconnaissants.
     
    Cette femme ressemble à la prostituée de Luc 7 :37,38 agenouillée aux pieds de Jésus et lui offrant ses larmes et son parfum. Simon, le pharisien, lui, était assis à table avec Jésus. La femme a reçu le pardon de ses péchés. Le pharisien a reçu des reproches.
     
    La femme a accepté spontanément d’être appelé « petit chien ».
    Comme le roi David qui s’est vu nu et dépouillé comme un ver, lui qui était roi et vaillant homme de guerre.
    Psaume 22 :6 « Et moi je suis un ver, l’opprobre des hommes, et méprisé du peuple. »
    Et au verset 26 « Les malheureux mangeront et se rassasieront. Ceux qui cherchent l’Eternel le célébreront. (…) »
     
    LA PRIERE DE LA FEMME
     
    La réponse et la prière de cette femme ont gagné le cœur de Jésus. Elle a réussi à le faire changer d’avis.
    Son NON est devenu un OUI à cause de la qualité de sa prière.
     
    Ainsi donc, que retrouve-t-on dans sa prière qui a convaincu Jésus d’agir ?
     
    La prière était courte, en contraste avec les longues prières des pharisiens. Elle n’a pas prié pour faire bonne impression. C’était un cri du cœur.
     
    La prière était imprégnée d’humilité. La femme ne s’est pas vexée. Elle a accepté sa petitesse. Elle n’avait aucun égo à défendre.
    Nous découvrons chez cette femme l’absence totale de susceptibilité.
    Elle n’a pas été blessé par cette parole. Elle ne s’est pas fâchée.
    Elle n’a pas pleuré. Elle n’a pas fait de dépression.
     
    Quelle bénédiction de ne pas être susceptible ! La foi et la susceptibilité sont incompatibles.
     
    Témoignage trouvé sur le site Psychologies.com
    Amélie, 28 ans, infirmière
    « Je suis hypersensible à ce que les autres disent de moi, même les compliments me mettent mal à l’aise. Quand Frédéric, mon mari, me dit qu’il adore ma nouvelle coupe de cheveux, je lui réponds : “Pourquoi ne m’as-tu pas dit que tu me trouvais moche avec mes cheveux longs ? S’il m’offre une robe, j’en déduis que ma façon de m’habiller lui déplaît. S’il dit à ma meilleure amie : “J’aime ton parfum !”, je pense : “Et moi, je sens le vinaigre ?” J’ignore pourquoi je suis si à vif. Je vois bien que mes bouderies l’agacent, mais c’est plus fort que moi. »
     
    Quelle différence chez une Parisienne nouvellement convertie à Christ quand elle a réglé son problème de susceptibilité ! Quand elle s’est donnée au Seigneur, elle voulait tout de suite travailler à nos côtés au bureau de l’église à Paris. Mais je l’ai souvent trouvée là avec la larme à l’œil. Elle le prenait mal la moindre remarque. Je ne savais plus si c’était quelque chose que j’avais dit, que je n’avais pas dit, ou que quelqu’un d’autre avait dit... J’en avais marre. Un jour je l’ai appelé dans mon bureau et lui ai dit « Ecoute, si tu veux travailler pour le Seigneur à nos côtés, il faut que tu règles ton problème de susceptibilité. Je ne peux pas travailler avec des gens susceptibles. »
    Elle m’a écouté. Elle s’est mise devant le Seigneur et ce fût réglé ! Depuis de longues années, cette dame travaille efficacement à nos côtés dans le ministère.
     
    La prière était remplie de foi.
    Elle croyait pleinement en la puissance et l’autorité de Jésus. Finalement, c’est ça qui a interpelé Jésus.
    Dans la version de Matthieu, Jésus lui dit « Femme, ta foi est grande. » Matthieu 15 :28
     
    La prière était respectueuse.
    Elle parle sans hausser le ton, sans reproche. Elle appelle Jésus « son maître ».
    Elle est comme le publicain caché au fond du temple plutôt que comme le pharisien qui priait sur le devant, trop sûr de lui. Luc 18 :10
    Avoir la crainte de Dieu, c’est avoir un profond respect.
    Dieu est quand même Dieu. Il ne faut pas lui parler n’importe comment. Pas de reproches.
     
    La prière était bien argumentée.
    Elle reprend l’image donnée par Jésus et argumente intelligemment.
    Une prière efficace se construit en fonction de ce que Dieu dit dans sa parole.
    On peut lui rappeler ses promesses.
    Ce sont ses promesses qui nous permettent de demander avec assurance.
     
    Dans sa prière, il y a un abandon total à la miséricorde de Dieu.
    Elle fait appel à la miséricorde.
    Elle ose croire que la miséricorde de Dieu passe avant toute autre considération.
    Et elle a raison !
     
    Sa prière est persévérante.
    Le temps du verbe utilisé est un présent continu. Sa demande a persisté. Elle a demandé et elle a continué à demander. Elle n’a pas lâché.
    Dans la version de Matthieu 15 :23, elle doit supporter le silence de Jésus, dans un premier temps, et le rejet par ses disciples. Mais elle maintient sa demande.
     
    En réponse à la qualité de son attitude et de sa prière, la femme a tout obtenu :
    la guérison de sa fille, les félicitations de Jésus et une place d’honneur dans les Evangiles de Matthieu et Marc.
     
    Garder une bonne attitude devant Dieu et prier avec foi sont toujours récompensés !
     
    CONTACT 6 06 92 79 70 26
    http://vincent-esterman.eklablog.com/
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